Vers un transfert du contrôle sécuritaire en Cisjordanie de l'armée à la police
Le ministre israélien de la Défense propose de confier la gestion des colons à la police, une mesure perçue comme une étape potentielle vers l'annexion territoriale.

Un tournant administratif majeur se dessine en Cisjordanie occupée avec la proposition du ministre israélien de la Défense de transférer le maintien de l'ordre à la police. Selon des informations rapportées par Al-Monitor, cette initiative vise à retirer à l'armée la responsabilité de gérer les colons, alors que les militaires font l'objet de critiques répétées de la part de la droite israélienne pour leurs interventions visant à protéger les Palestiniens contre le harcèlement.
Ce changement de juridiction, s'il est mis en œuvre, marquerait une rupture avec le régime militaire en vigueur. Pour les familles franco-libanaises qui suivent de près l'évolution de la stabilité régionale, cette proposition suscite une inquiétude particulière. Elle est perçue par de nombreux observateurs comme un pas décisif vers l'annexion formelle des territoires occupés, une ambition d'ailleurs ouvertement affichée par plusieurs membres du gouvernement de Benjamin Netanyahu.
Un enjeu de souveraineté
Le passage d'une autorité militaire à une autorité civile policière ne relève pas d'une simple réorganisation technique. Dans le contexte de la Cisjordanie, confier la sécurité à la police revient à traiter le territoire non plus comme une zone occupée sous administration militaire, mais comme une extension du territoire national israélien. Cette transition administrative faciliterait l'intégration juridique de ces zones, modifiant durablement l'équilibre géopolitique de la région.
Ce changement de juridiction, s'il est mis en œuvre, marquerait une rupture avec le régime militaire en vigueur.
Impacts pour la diaspora en France
Pour la communauté libanaise installée en Île-de-France, ces développements sont loin d'être anecdotiques. Toute accélération vers une annexion en Cisjordanie risque d'embraser davantage le Proche-Orient, avec des répercussions directes sur la sécurité aux frontières du Liban. Les résidents en France, souvent sollicités pour expliquer ces enjeux à leurs proches ou collègues français, voient ici une complexification des espoirs de paix durable.
Cette proposition ministérielle intervient dans un climat de tensions extrêmes, où la gestion des interactions entre colons et populations palestiniennes est au cœur des débats sécuritaires. La mise à l'écart de l'armée dans ces missions spécifiques pourrait réduire les mécanismes de contrôle actuels et renforcer l'influence des partisans de l'annexion au sein de l'exécutif israélien.
D’après Al-Monitor.



