Tensions en Cisjordanie occupée après le siège de familles palestiniennes à Qusra
Le village de Qusra subit le blocus de colons israéliens devant des habitations privées, une situation qualifiée d'acte de terreur par l'ambassadeur américain Mike Huckabee.

Dans le village de Qusra, situé au nord de la Cisjordanie occupée, plusieurs familles palestiniennes se retrouvent assiégées au sein de leurs propres habitations depuis plusieurs jours. Des colons israéliens bloquent l'accès à ces maisons en utilisant des pierres et en proférant des menaces à l'encontre des résidents. Cette escalade de violence locale met en lumière les difficultés d'intervention des forces de sécurité sur le terrain, alors que l'armée israélienne a tardé à agir pour protéger les civils.
Selon les informations rapportées par RFI Moyen-Orient, l'armée a fini par démanteler un avant-poste illégal qui avait été érigé directement devant les maisons concernées. Cependant, les militaires n'ont pas immédiatement procédé à l'expulsion des colons présents sur les lieux. Ce délai a laissé les familles palestiniennes isolées et vulnérables face aux attaques répétées des manifestants, soulevant des questions sur les mesures concrètes prises pour assurer la sécurité des populations civiles dans cette zone.
Une condamnation américaine inattendue
L'événement a pris une dimension diplomatique majeure suite à une déclaration de Mike Huckabee, l'ambassadeur des États-Unis en Israël. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, ce diplomate pourtant connu pour ses positions habituellement favorables à la colonisation a employé des termes d'une rare fermeté. Il a qualifié le siège de Qusra d'« acte de terreur » et a désigné les colons impliqués comme étant des « terroristes ». Ce changement de ton marque un tournant notable dans la communication officielle américaine concernant les incidents en Cisjordanie.
Des colons israéliens bloquent l'accès à ces maisons en utilisant des pierres et en proférant des menaces à l'encontre des résidents.
Pour la communauté libanaise installée en France, et particulièrement en Île-de-France, ces tensions régionales font écho aux préoccupations persistantes sur la stabilité du Proche-Orient. L'évolution de la position américaine, passant d'un soutien traditionnel à une dénonciation explicite des violences commises par des colons, est scrutée de près par les familles franco-libanaises. Ces dernières voient dans ces événements des signaux potentiels de recomposition des équilibres diplomatiques pouvant influencer, par ricochet, la situation sécuritaire de l'ensemble de la région, Liban compris.
D’après RFI Moyen-Orient.



