Sud du Liban : les premiers retours fragiles dans le village de Zawtar el-Gharbiyeh
Après des mois d'exil, les habitants retrouvent ce village désigné comme zone pilote par l'accord entre le Liban et Israël, malgré l'omniprésence des ruines et du danger.

Le village de Zawtar el-Gharbiyeh, situé au sud du Liban, entame une phase cruciale de transition sous l'étide de l'accord conclu entre le Liban et Israël. Désignée comme l'une des premières « zones pilotes » par cet accord sous médiation américaine, cette localité voit ses résidents revenir progressivement après une longue période d'absence forcée. Pour la diaspora libanaise en France, ce retour représente un premier test concret de la stabilité régionale, condition sine qua non pour envisager des retrouvailles familiales ou des investissements dans la reconstruction.
L'accès au village demeure strictement encadré. Selon un reportage de RFI Liban, les entrées ne sont possibles que sous escorte de l’armée libanaise, pour des durées parfois limitées à deux heures seulement. Ce dispositif témoigne de la fragilité de la situation sécuritaire sur place, où la présence militaire reste le garant d'un calme précaire. Pour les familles franco-libanaises observant la situation depuis Paris, cette reprise de contrôle par l'État libanais est un signal fort, bien que nuancé par les conditions de vie extrêmes rencontrées par ceux qui ont franchi le pas du retour.
Sur le terrain, le constat est celui d'une désolation matérielle. Les habitants qui retrouvent leur foyer découvrent un paysage marqué par les ruines. La reconstruction s'annonce immense et complexe, alors que la proximité avec les forces israéliennes reste une réalité quotidienne. En effet, les villageois vivent et travaillent à seulement quelques centaines de mètres des soldats israéliens, une cohabitation forcée qui pèse sur le moral des revenants.
Le village de Zawtar el-Gharbiyeh, situé au sud du Liban, entame une phase cruciale de transition sous l'étide de l'accord conclu entre le Liban et Israël.
Malgré ce contexte de haute tension, la vie tente de reprendre ses droits sous la protection de l'armée libanaise. Ce déploiement militaire est au cœur du dispositif de l'accord de sécurité, visant à rassurer les populations civiles tout en s'assurant du respect des engagements bilatéraux. Pour les Libanais d'Île-de-France, Zawtar el-Gharbiyeh devient ainsi le symbole d'une résilience mise à l'épreuve, où chaque maison reconstruite pèse dans la réussite globale de ce processus de paix expérimental.
D’après RFI Liban.



