Recrudescence des bombardements et des opérations de démolition au Sud du Liban
Les localités de Mansouri et Majdel Zoun subissent des frappes aériennes intensives et des destructions systématiques alors que les mouvements militaires israéliens s'intensifient dans la région frontalière.

Une nouvelle vague de violence frappe le Sud du Liban, marquant une intensification des opérations militaires dans les secteurs boisés et les villages frontaliers. Selon les informations rapportées par l'Agence Nationale d'Information (ANI), les localités de Mansouri et Majdel Zoun ont été la cible de frappes répétées menées par des avions de chasse et des drones. Cette activité militaire, qui s'est prolongée durant la nuit, a été marquée par une explosion de grande ampleur dans les zones boisées de Mansouri.
Des destructions ciblées dans les villages
Au-delà des frappes aériennes, le paysage du Sud se transforme sous l'effet d'opérations de démolition systématiques. L'ANI rapporte que le secteur boisé à l'est de Mansouri a été visé par des travaux de destruction, complétés par des tirs de mitrailleuses lourdes en périphérie du village. Ces manœuvres de démantèlement des infrastructures et de l'environnement naturel s'inscrivent dans une stratégie de destruction observée dans plusieurs autres villes et villages de la zone frontalière.
Mouvements de troupes et tirs d'artillerie
La situation reste extrêmement volatile dans d'autres localités comme Hadatha, où des mouvements de véhicules militaires israéliens ont été signalés. Parallèlement à ces incursions, des tirs d'artillerie continuent de toucher la région, un obus étant notamment tombé sur le village. Cette pression militaire constante maintient les populations civiles dans une insécurité totale et aggrave le bilan des dommages matériels.
Cette activité militaire, qui s'est prolongée durant la nuit, a été marquée par une explosion de grande ampleur dans les zones boisées de Mansouri.
Un impact direct pour la diaspora en France
Pour la communauté libanaise installée en Île-de-France, ces développements sont source d'une anxiété croissante. Alors que beaucoup de familles originaires du Sud résident à Paris ou en banlieue, la destruction systématique des habitations et des zones agricoles signifie non seulement la perte de racines physiques, mais aussi l'impossibilité de projeter un retour, même temporaire, auprès de leurs proches. La démolition des zones boisées et des infrastructures villageoises modifie durablement le visage de la terre ancestrale, compliquant les perspectives de reconstruction pour ceux qui soutiennent leurs familles restées sur place depuis la France.
D’après Middle East Eye.



