Liban : plus de 800 000 personnes déplacées retrouvent leurs régions d'origine
Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies rapporte un retour massif des habitants malgré des infrastructures de base sévèrement endommagées dans plusieurs zones.

Selon les chiffres communiqués par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), le Liban franchit une étape majeure dans sa reconstruction sociale au 30 juillet 2026. Près de 821 077 personnes, contraintes à l'exil intérieur par le conflit, ont entamé le processus de retour vers leurs localités d'origine. Ce mouvement d'ampleur témoigne d'une volonté de stabilisation, bien que les conditions de vie sur place restent précaires en raison des dommages subis par les infrastructures civiles.
Pour les familles franco-libanaises installées en Île-de-France, cette nouvelle marque une transition importante. Beaucoup de membres de la diaspora, qui soutiennent financièrement leurs proches restés au pays, voient enfin la perspective d'un retour au foyer pour leurs parents ou amis. Cependant, ce retour ne signifie pas encore un rétablissement total de la normalité, car les défis logistiques et matériels demeurent immenses dans les zones les plus touchées.
Des infrastructures lourdement touchées
Le constat dressé par l'OCHA souligne l'ampleur des travaux de reconstruction nécessaires. Les retours s'effectuent dans un contexte où les villages, particulièrement dans le sud du pays, ont subi d'importantes destructions matérielles. Les réseaux essentiels, tels que les infrastructures d'eau et d'électricité, ont été très durement impactés par les affrontements, rendant le quotidien des revenants extrêmement difficile.
Près de 821 077 personnes, contraintes à l'exil intérieur par le conflit, ont entamé le processus de retour vers leurs localités d'origine.
Cette situation implique, pour les Libanais de l'étranger, un maintien de la solidarité. Les besoins ne concernent plus seulement l'urgence de l'hébergement temporaire, mais s'orientent désormais vers l'aide à la réhabilitation des logements et l'accès aux services de base. La diaspora se retrouve ainsi en première ligne pour accompagner cette phase de transition.
Une crise du logement qui persiste
Malgré cette dynamique positive, le dossier des déplacés est loin d'être clos. L'organisme onusien rappelle que plus de 200 000 Libanais sont toujours déplacés de force à travers le pays. Ces derniers ne peuvent pas encore envisager de regagner leurs terres, soit à cause de l'ampleur des ruines, soit pour des raisons de sécurité persistantes. Pour la communauté libanaise de Paris, cela signifie que de nombreuses familles restent dans l'incertitude et dépendent encore totalement de l'aide humanitaire et des transferts de fonds internationaux.
D’après RFI Liban.



