Les colons israéliens détournent l'eau des agriculteurs palestiniens en Cisjordanie
Dans la vallée du Jourdain, l'irrigation des cultures du village de Fasayil est menacée par la saisie des sources locales au profit de piscines privées israéliennes.

La gestion des ressources hydrauliques en Cisjordanie occupée franchit un nouveau seuil de tension alors que des colons israéliens s'approprient les sources destinées aux agriculteurs locaux. Selon un rapport de Reuters, l'eau qui irrigue traditionnellement les terres palestiniennes du village de Fasayil, situé dans la vallée du Jourdain, est désormais détournée pour alimenter des piscines de loisirs. Cette situation aggrave la précarité alimentaire et économique d'une région déjà soumise à un approvisionnement irrégulier.
Pour les habitants de Fasayil, cette source ne représente pas seulement un accès à l'eau potable, mais constitue un véritable moteur de survie. Depuis plusieurs générations, cette ressource naturelle permet de maintenir les cultures vivrières et de garantir l'emploi au sein de la communauté locale. Le détournement de ce flux vers des infrastructures de loisirs israéliennes prive les paysans de leur outil de travail principal en plein cœur d'un été caniculaire.
Un impact sur la solidarité diaspora-terroir
Pour la communauté libanaise installée en Île-de-France, ce type de nouvelle résonne avec une amertume particulière. De nombreuses familles franco-libanaises soutiennent activement l'agriculture résiliente au Proche-Orient, que ce soit par des dons ou par la consommation de produits issus de ces terres fertiles. La fragilisation des exploitations agricoles en Cisjordanie perturbe les circuits de solidarité et les espoirs de souveraineté alimentaire dans la région.
Cette situation aggrave la précarité alimentaire et économique d'une région déjà soumise à un approvisionnement irrégulier.
L'accès à l'eau demeure un enjeu crucial dans les territoires occupés, où les infrastructures israéliennes contrôlent majoritairement la distribution domestique. Les Palestiniens doivent souvent composer avec des robinets à sec, rendant l'usage des sources naturelles indispensable. Cette nouvelle saisie de ressources illustre la difficulté croissante de maintenir une vie rurale stable face à l'expansion des colonies.
Pour les Libanais de Paris, habitués à suivre de près les enjeux de partage des ressources naturelles dans le Levant, ces tensions soulignent l'importance de la documentation internationale sur les conditions de vie des populations civiles. Ce constat rappelle la vulnérabilité des équilibres régionaux dont dépendent encore de nombreux proches restés sur place.
D’après Al-Monitor.



