Le quotidien sous haute tension des villages chrétiens isolés au sud du Liban
Près de 7000 résidents de localités enclavées dépendent désormais des autorisations militaires israéliennes pour circuler et se ravitailler, isolant davantage les familles restées sur place.

La situation humanitaire se dégrade dans le sud du pays pour les populations civiles vivant au sein de la zone occupée par l'armée israélienne. Dans des villages comme Aïn Ebel, environ 7 000 habitants font face à un isolement croissant, décrivant un quotidien marqué par le sentiment d'être assiégés. Cette réalité complique drastiquement le maintien des liens pour les familles de la diaspora, notamment en France, qui voient les voies de communication et d'accès vers leurs proches se fermer progressivement.
L'accès aux services de base et l'approvisionnement dépendent désormais de la coordination avec les forces occupantes. Lundi dernier, une tentative d'acheminement d'aide a illustré la complexité de la situation sur le terrain. Un convoi humanitaire organisé par l'association L’Œuvre d’Orient, qui était accompagné de journalistes, n'a pas pu obtenir l'autorisation nécessaire pour se rendre à Aïn Ebel. Ce blocage empêche la livraison de ressources essentielles et renforce le sentiment d'enclavement des populations locales.
Pour les Libanais vivant en Île-de-France, cette situation transforme l'inquiétude en une barrière logistique concrète. Les difficultés rencontrées par les organisations internationales pour pénétrer dans ces zones signifient que le soutien matériel envoyé depuis l'étranger peine à atteindre sa destination finale. Les résidents restés au Sud se retrouvent dans une forme de sursis, limités dans leurs déplacements quotidiens et dépendants de décisions militaires extérieures pour leur survie.
La situation humanitaire se dégrade dans le sud du pays pour les populations civiles vivant au sein de la zone occupée par l'armée israélienne.
Cette enclave chrétienne, historiquement ancrée dans la région, subit une pression sans précédent qui menace la stabilité sociale du secteur. Selon les témoignages recueillis par Le Monde Liban, le sentiment d'emprisonnement prédomine parmi les civils qui n'ont pas quitté leurs foyers malgré les hostilités. L'impossibilité pour les convois humanitaires de circuler librement laisse craindre une aggravation de la crise sanitaire et alimentaire pour ces milliers de personnes isolées du reste du Liban.
D’après Le Monde Liban.



