Le Liban devient le premier pays du Moyen-Orient à abolir la peine de mort
Le Parlement libanais a officiellement voté la fin de la peine capitale ce mardi, marquant un tournant historique pour les droits humains dans la région.

Le Liban vient de franchir une étape majeure de son histoire législative. Ce mardi 11 août 2026, le Parlement a voté l'abolition officielle de la peine de mort, faisant du pays le premier au Moyen-Orient à adopter une telle mesure. Selon le ministre de la Justice, Adel Nassar, cette décision est qualifiée d'historique, inscrivant le Liban dans une nouvelle dynamique judiciaire.
Bien que le texte vienne d'être adopté, le Liban n'avait plus pratiqué d'exécutions capitales depuis l'année 2004. Jusqu'ici, un moratoire de fait était respecté, mais la peine restait inscrite dans le code pénal. Ce vote parlementaire transforme désormais cet état de fait en une loi définitive, supprimant définitivement la sentence de mort de l'arsenal répressif libanais.
Pour la communauté libanaise installée en France et en Île-de-France, cette annonce résonne comme un signal fort de modernisation des institutions. Alors que de nombreuses familles franco-libanaises sont attachées à l'alignement des standards juridiques de leur pays d'origine sur les principes internationaux, cette réforme rapproche la législation libanaise des normes en vigueur dans l'Hexagone et au sein de l'Union européenne.
Le Liban vient de franchir une étape majeure de son histoire législative.
Cette évolution législative apporte une clarification nécessaire pour les binationaux et les expatriés qui suivent de près l'évolution de l'État de droit au Liban. Elle simplifie également les perspectives de coopération judiciaire internationale, l'abolition de la peine capitale étant souvent une condition préalable à de nombreux accords d'extradition ou d'entraide entre la France et les pays tiers.
Le choix du Parlement ce mardi met fin à des décennies de débats sur la fonction de la justice criminelle au Liban. En devançant ses voisins régionaux sur cette question sensible, Beyrouth espère renforcer son image sur la scène internationale, tout en répondant aux attentes d'une partie de sa diaspora soucieuse de voir le pays progresser sur le terrain des libertés fondamentales et du respect de la vie humaine.
D’après RFI Liban.



