Le chirurgien Ghassan Abu Sittah soigne les blessures de guerre des enfants au Liban
Depuis Beyrouth, le spécialiste britanno-palestinien opère de jeunes victimes libanaises et gazaouies souffrant de blessures graves pour leur offrir une chance de rééducation physique.

Le Dr Ghassan Abu Sittah, chirurgien reconstructeur renommé, poursuit ses interventions humanitaires à Beyrouth pour traiter des enfants gravement mutilés par les récents conflits. Dans ses bureaux de Hamra, le médecin britanno-palestinien prépare des interventions chirurgicales lourdes pour des patients dont les vies ont été basculées par les bombardements, soulignant l'ampleur de la crise sanitaire pédiatrique qui frappe la région.
Selon Middle East Eye, la liste opératoire du chirurgien pour un seul week-end compte onze enfants. Parmi eux se trouvent deux frères et sœurs souffrant de complications liées à des éclats d'obus datant de 2024, ainsi qu'un jeune garçon nécessitant une reconstruction complexe après une amputation partielle du pied. Pour les familles de la diaspora libanaise en France, ces récits illustrent la réalité brutale du système de santé local, où la survie dépend souvent de l'intervention de fonds humanitaires spécialisés.
Des reconstructions vitales pour l'avenir
Le travail du Dr Abu Sittah ne se limite pas à l'urgence immédiate mais s'inscrit dans un processus de réhabilitation à long terme. L'un de ses patients doit subir une procédure prolongée pour sauver l'articulation de son coude, tandis qu'un autre enfant nécessite une préparation de son moignon d'amputation afin de pouvoir enfin commencer une rééducation avec une prothèse. Ces soins sont essentiels pour permettre aux jeunes victimes de retrouver une certaine autonomie.
Selon Middle East Eye, la liste opératoire du chirurgien pour un seul week-end compte onze enfants.
Les cas traités témoignent de la violence des frappes subies par les populations civiles. Le chirurgien évoque notamment le sort de trois sœurs ayant survécu à une attaque israélienne sur leur maison à Libbaya, dans la plaine de la Bekaa, en mars dernier. Cette fratrie, dont l'une des sœurs a péri et dont la mère a été grièvement blessée, représente le profil type des patients pris en charge par le Ghassan Abu Sittah Children’s Fund.
Pour les Franco-Libanais, ces nouvelles rappellent l'importance du soutien aux infrastructures médicales au pays. Alors que beaucoup de résidents en Île-de-France conservent des liens étroits avec leurs villages d'origine comme Libbaya, l'action de praticiens internationaux devient un rempart crucial contre les conséquences durables des traumatismes de guerre chez les plus jeunes.
D’après Middle East Eye.



