La reprise du conflit au Yémen s'accompagne d'une vive désinformation numérique
Alors que les affrontements entre rebelles Houthis et forces gouvernementales s'intensifient de nouveau, une vague de contenus visuels trompeurs inonde les réseaux sociaux utilisés par la diaspora.

Le conflit au Yémen, resté gelé durant quatre années, connaît un regain de violence depuis le mois de juillet dernier. Selon les informations rapportées par RFI Moyen-Orient, les rebelles Houthis pro-iraniens ont lancé de nouvelles offensives contre les forces gouvernementales, lesquelles bénéficient du soutien de l'Arabie saoudite. Ce regain de tension armée a franchi un nouveau cap le dimanche 9 août, avec une frappe meurtrière sur le port de Mokha ayant causé la mort d'au moins onze personnes. Cette instabilité régionale est suivie de près par les familles franco-libanaises, dont la sécurité et l'économie du pays d'origine dépendent souvent de l'équilibre géopolitique du Golfe et de la péninsule Arabique.
Au-delà des affrontements physiques sur le terrain, cette nouvelle phase de la guerre se déplace désormais sur le terrain numérique. Les réseaux sociaux sont devenus le théâtre d'une vaste campagne de désinformation. RFI Moyen-Orient souligne que l'offensive des Houthis s'accompagne d'une prolifération d'images détournées et sorties de leur contexte originel pour influencer l'opinion publique. Pour les résidents libanais en Île-de-France, cette pollution informationnelle complique l'analyse des risques de contagion régionale, alors que le Liban reste structurellement sensible aux rapports de force entre les puissances régionales impliquées au Yémen.
Le conflit au Yémen, resté gelé durant quatre années, connaît un regain de violence depuis le mois de juillet dernier.
Cette manipulation de l'information touche directement les fils d'actualité des membres de la diaspora. Dans un contexte où les échanges avec les proches restés au Liban passent majoritairement par les plateformes sociales, la diffusion massive de faux contenus peut accroître l'anxiété au sein des familles. La vigilance est donc de mise face à ces tactiques de guerre hybride qui visent à brouiller la réalité des pertes humaines et des avancées militaires. La reprise de ce conflit rappelle la fragilité de la trêve qui prévalait et souligne l'importance d'une vérification rigoureuse des sources d'information avant tout partage au sein des groupes communautaires.
D’après RFI Moyen-Orient.



