Israël annonce la réouverture officielle de la colonie de Ganim en Cisjordanie
Plus de vingt ans après son évacuation, cet avant-poste situé en Cisjordanie accueille de nouveaux résidents dans des logements préfabriqués sous l'impulsion du gouvernement actuel.

Le gouvernement israélien a officialisé jeudi la réouverture de la colonie de Ganim, située en Cisjordanie occupée. Cette décision intervient deux décennies après le retrait initial des résidents de cette localité, marquant une étape symbolique dans la politique d'expansion territoriale menée par les autorités de l'État hébreu. Pour la communauté libanaise en France, ce développement souligne une accélération des tensions régionales qui affectent directement la stabilité du Proche-Orient et les perspectives de paix.
Sur place, les infrastructures de base ont été rapidement installées pour permettre le retour des civils. Une nouvelle rue, la seule du site pour l'instant, a été recouverte d'un asphalte encore frais. Des familles et de futurs habitants se sont rendus sur les lieux pour participer à l'installation de maisons préfabriquées, signe d'une volonté de peuplement immédiate.
Un virage politique majeur
Ce retour à Ganim est emblématique de la stratégie actuelle du gouvernement israélien, qui privilégie un développement rapide des implantations dans les territoires disputés. Le fait que cette zone ait été évacuée il y a vingt ans avant d'être réinvestie aujourd'hui montre un changement de paradigme significatif par rapport aux accords passés. Selon les observations rapportées par Al-Monitor, l'ambiance parmi les nouveaux arrivants était aux célébrations lors de la mise en place des structures de logement.
Le gouvernement israélien a officialisé jeudi la réouverture de la colonie de Ganim, située en Cisjordanie occupée.
Pour les familles franco-libanaises d'Île-de-France, ces mouvements en Cisjordanie sont suivis de près. L'instabilité générée par l'extension des colonies pèse souvent sur le climat politique global de la région, incluant le Liban voisin. Ce type de décision complique davantage les efforts diplomatiques internationaux auxquels la France participe activement, et ravive les inquiétudes de la diaspora quant à un embrasement durable de la zone géographique entourant leur pays d'origine.
D’après Al-Monitor.



