Israël annonce la réoccupation de l'ancienne colonie de Ganim en Cisjordanie
Vingt ans après le retrait ordonné par Ariel Sharon, le gouvernement israélien officialise le retour de colons dans le nord du territoire palestinien occupé.

Une nouvelle étape symbolique vient d'être franchie dans la politique de colonisation israélienne en Cisjordanie occupée. Le gouvernement d'Israël a inauguré la colonie de Ganim, située dans le nord du territoire palestinien. Ce site n'est pas un avant-poste ordinaire, puisqu'il s'agit de l'une des quatre implantations qui avaient été démantelées par l'État hébreu en 2005. À l'époque, ce retrait s'inscrivait dans le plan de désengagement initié par l'ancien Premier ministre Ariel Sharon.
Selon les informations rapportées par Le Monde Proche-Orient, Ganim réintègre ainsi le paysage des colonies israéliennes aux côtés de Homesh, Sa-Nur et Kadim. Ces quatre localités avaient été évacuées simultanément il y a près de deux décennies, marquant un tournant historique qui semblait alors figer les frontières de l'occupation dans cette zone spécifique du nord de la Cisjordanie. Cette réinstallation témoigne d'un renversement complet de la doctrine sécuritaire et territoriale qui prévalait au milieu des années 2000.
Pour la communauté franco-libanaise résidant en Île-de-France, ce développement est loin d'être anecdotique. L'instabilité croissante en Cisjordanie et la modification des équilibres territoriaux ont souvent des répercussions directes sur la stabilité régionale globale, incluant le Liban voisin. Les familles de la diaspora, qui conservent des liens étroits avec le Levant, voient dans cette expansion un signal de tension prolongée qui complique les perspectives de paix durable dans l'ensemble du Proche-Orient.
Une nouvelle étape symbolique vient d'être franchie dans la politique de colonisation israélienne en Cisjordanie occupée.
Ce retour à Ganim illustre une volonté politique de pérenniser la présence israélienne dans des secteurs autrefois jugés non essentiels au maintien de la sécurité. Pour les Libanais de France, cela souligne également la fragilité des accords et des décisions de retrait passés, rappelant que la géographie politique de la région reste en constante mutation. Cette situation nourrit les inquiétudes de ceux qui, depuis Paris ou la banlieue parisienne, observent avec appréhension l'escalade des contentieux fonciers et politiques qui s'éloignent chaque jour davantage des résolutions diplomatiques traditionnelles.
D’après Le Monde Proche-Orient.



