Enquêtes réclamées après la mort de la journaliste Amal Khalil au Liban-Sud
Amnesty International et Human Rights Watch demandent l'ouverture d'une investigation pour crime de guerre suite au décès de la reporter du quotidien Al-Akhbar le 22 avril dernier.

Le décès d'Amal Khalil, journaliste travaillant pour le quotidien de gauche Al-Akhbar, suscite une vive émotion internationale et relance le débat sur la protection des reporters en zone de conflit. Le 22 avril dernier, la professionnelle de santé a perdu la vie lors d'une opération de l'armée israélienne dans le sud du Liban. Aujourd'hui, deux organisations majeures de défense des droits humains, Amnesty International et Human Rights Watch, montent au créneau pour exiger que la lumière soit faite sur les circonstances de ce drame.
Selon les rapports publiés par ces deux ONG, l'armée israélienne aurait disposé de suffisamment d'éléments pour identifier Amal Khalil en tant que journaliste au moment des faits. Cette précision est au cœur de leur argumentation : elles estiment que le ciblage d'un professionnel de l'information, dont le statut est protégé par le droit international, pourrait constituer un crime de guerre. Pour les familles franco-libanaises de la région parisienne, cette nouvelle est une source d'inquiétude supplémentaire, illustrant la dangerosité croissante du terrain pour ceux qui informent leurs proches restés au pays ou installés à l'étranger.
Un appel à la justice internationale
L'initiative d'Amnesty International et de Human Rights Watch vise à transformer cette tragédie en un dossier juridique documenté. En réclamant une enquête formelle, les organisations souhaitent que les responsabilités soient établies. Le quotidien Al-Akhbar, pour lequel travaillait la victime, est connu pour sa ligne éditoriale proche du Hezbollah, mais les défenseurs des droits de l'homme rappellent que le statut de journaliste doit prévaloir sur l'appartenance politique du média.
Le 22 avril dernier, la professionnelle de santé a perdu la vie lors d'une opération de l'armée israélienne dans le sud du Liban.
Pour la diaspora libanaise en France, suivre ces développements est essentiel pour comprendre les risques encourus par la presse locale. La mort d'Amal Khalil rappelle que l'accès à une information indépendante et la sécurité de ceux qui la produisent restent précaires. Cette demande d'enquête internationale souligne également la pression exercée sur les acteurs militaires pour le respect du droit humanitaire dans une région déjà durement éprouvée par les tensions permanentes.
D’après Le Monde Liban.



