Début du retrait israélien à Zaoutar El-Gharbiyé sous la surveillance de l'armée libanaise
Le déploiement des forces nationales dans le sud du Liban coïncide avec une rencontre diplomatique cruciale à la Maison Blanche entre Joseph Aoun et Donald Trump.

Un tournant symbolique s'est opéré au Sud-Liban avec le retrait des forces israéliennes de la localité de Zaoutar El-Gharbiyé, désormais placée sous le contrôle de l'armée libanaise. Cette étape constitue un premier test grandeur nature pour l'accord-cadre conclu avec Israël, visant à stabiliser la région frontalière. Pour les familles de la diaspora installées en Île-de-France, ce mouvement sur le terrain représente l'espoir concret d'un retour progressif vers leurs terres d'origine, même si les conditions d'accès restent extrêmement encadrées par les autorités militaires.
Ce déploiement de l'armée libanaise dans des zones pilotes n'est pas un événement isolé. Il intervient alors que le président libanais, Joseph Aoun, a été reçu à la Maison Blanche par son homologue américain, Donald Trump. Cette synchronisation entre les avancées militaires au sud et les discussions diplomatiques à Washington souligne l'importance du soutien international dans la mise en œuvre de la souveraineté libanaise sur l'ensemble de son territoire.
Un accès strictement encadré pour les civils
Sur place, la réalité du terrain impose une prudence rigoureuse. Malgré le départ des troupes israéliennes, la vie quotidienne ne reprend pas encore son cours normal. Les habitants, dont de nombreux proches résident en France et suivent la situation avec anxiété, doivent solliciter des autorisations spécifiques auprès de l'armée libanaise pour accéder à leurs propriétés. Selon les informations rapportées par Le Monde Liban, des civils demandent parfois la permission de se rendre sur leurs lieux d'habitation pour une durée limitée à une heure seulement.
Cette étape constitue un premier test grandeur nature pour l'accord-cadre conclu avec Israël, visant à stabiliser la région frontalière.
Cette gestion au compte-gouttes montre que l'accord-cadre est encore dans une phase expérimentale. Pour les binationaux et les résidents libanais de la région parisienne, cela signifie que si la libération des localités est une réalité, la reconstruction et la réinstallation permanente ne sont pas encore à l'ordre du jour. La présence de l'armée libanaise fait office de garantie sécuritaire, mais les protocoles de circulation restent drastiques afin de consolider ce premier succès fragile avant d'envisager une extension de la zone sécurisée.
D’après Le Monde Liban.



